TEMOIGNAGE

12 mai 2016

« J’observais ce qui était en train de se créer sous mes yeux. Un phénomène indescriptible, de l’ordre de l’intouchable. Un petit miracle prenait vie devant moi.»




« Il y avait tant d’hommes que de femmes, chacun se tenant à des âges bien distinct les uns des autres. Je déposai mes yeux sur ces êtres. Les rêves, l’amour, la haine, la passion, la tristesse, la colère,l’injustice, le rire,... peut-être le bonheur avaient probablement déjà habité chacune de ces vie. Nous formions un cercle. Et les mots de chacun, d’où qu’il vienne et qui qu’il soit, tissaient une part essentielle de ce cercle. Chaque être, par son expérience, par sa personne, par sa richesse, nourrissait cette magie. Et plus le bâton de parole tournait en nous liant, et plus la magie prenait sa puissance et habitait l’ instant hors du temps. »





« Tout à coup, nos vies régies par les écrans, par les sollicitations, par ces vices superficiels qui savent si bien nous individualiser les uns des autres, retrouvaient leur solidarité humaine créant l’essence du lien. D’une certaine manière, nous résistions, en nous retrouvant. En nous écoutant et en partageant. Le thème était probablement un prétexte. Le cercle était bien réel et solide. D’une force unique. Comme chacun de ces cercles. Comme cha- cune de ces personnes. Il y avait bien sûr une crainte à partager. A se dévoiler. Mais au fil des tours, les barrières s’effondrent sous la puissance de l’écoute. Au fil des tours, nos solitudes se font moindre. Je ressens d’une personne à l’autre, les mêmes questionnements humains, peut-être les mêmes peurs, les mêmes espoirs. La même recherche. La forme se distingue par nos dif- férences. Mais le fond est là, vibrant. Quelque chose touchait les profon deurs. »






« Et je me suis dit que si une multitude de Pépinières peuplaient le monde, si le monde même devenait une Pépinière, alors nous serions moins seuls et perdu et il tournerait enfin dans le bon sens. »

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